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 Kinder's Creations

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Elliot Cooper
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Reverse of shade
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MessageSujet: Kinder's Creations Mar 25 Mar - 21:20
MessageSujet: Kinder's Creations Mar 25 Mar - 21:20
MessageSujet: Kinder's Creations   Mar 25 Mar - 21:20

Kind£r'S Cr£ationS



free music



£scapad£

(Fausse autobiographie de Rimbaud)



L’astre s’est lentement réveillé, tirant sur ses couvertures célestes et emportant avec elles une mer d’étoiles étincelantes … Le ciel s’emplit d’une chaleureuse lumière orangées baignée par la rosée du matin, comme un doux rêve duquel on ne souhaite pas sortir. Bientôt, la ville s’éveillait, lentement, une paupière après l’autre, comme redécouvrant le monde d’un regard enfantin.
Une vague de frissons me submerge, les palettes d’or que déverse le soleil, étalent vaguement le magnifique paysage qui s’offre à moi. La pluie de la veille a fragilisé le sol, devenu boueux. Mais ce matin, le beau temps semble vouloir m’accompagner dans la folle aventure qu’est ma vie.
Je respire cet air de liberté à plein poumon. Enfin je peux échapper à cette tyrannie qui oppresse mon esprit si peu créateur en présence de cette être susceptible et austère. Même si c’est déjà ma deuxième escapade, j’ai toujours ce sentiment semblable à celui d’un enfant gâté qui attend avec impatience son prochain cadeau …
Le premier pas que je pose dans l’herbe verte est … Mou … Non par manque d’enthousiasme, mais plutôt à cause de la fragilité du sol qui se dérobe sous mon pied, l’engluant d’un pâte visqueuse, s’infiltrant dans ma chaussette déjà aérée à l’ordinaire. Il est vrai que ces moments présents sont restés intactes dans ma vielle mémoire éreintée par le poids des souvenirs. Je me rappelle très bien de la déception qui m’animait, et me poussait à dépasser mes propres limites, pour enfin atteindre l’apogée de mon art. Je me mets alors à marcher … D’une pas lent et frivole. Sur mon carnet, je griffonne négligemment quelques notes qui me viennent à l’esprit, prenant comme muse la beauté de cet extraordinaire mois d’octobre qui m’offre une étendue d’un bleu cristallin comme toit au dessus de ce large plan de travail qu’est le mien.
Mais bientôt, je crois m’oublier, être submergé par les émotions que me procure la poésie, et de longues larmes perlent sur ma feuille presque vierge … Mais, ce ne sont pas les miennes, ce sont les nuages qui, amenés par ce vent froid et humide, commencent à pleurer la nostalgie de l’été. Et c’est pressé par la pluie, que j’accélère le pas.
Bientôt, je trouve un lieu sec, pour m’y abriter, et tenter d’ébrouer ma tignasse en bataille. L‘inspiration me sourit, comme des vers que j’aurais appris, et dont la beauté m’envahit, comme le soleil qui, dans ces rimes prend vie :

Saluer son coucher plus glorieux qu’un rêve !

Je souris en pensant aux travaux de mon aîné Baudelaire. Le ciel a fini ses caprices, et me laisse reprendre le chemin de Bruxelles. En chemin, j’ai l’audace de clore ma pensée en quelques vers dissipés négligemment jeté sur le papier :

Saison
Est arrivée la saison de l’ennui.
Le ciel a pleuré ses longues larmes blanches.
Que ce soit ce jour ou cette nuit
De mes mains gelées je tire la manche.

C’est à l’aurore que résonne ce bruit
Du beau pays que nous ont fait les branches.
Le temps s’est arrêté, pris par la pluie,
Dans la fraîcheur et la fièvre du dimanche.

Nous voici enfin à la belle saison.
Les feuillages d’où chantent les pinsons...
Nos sens émerveillés par cette liberté...

Et puis voilà déjà le retour de l’automne
Les arbres pleurent, leurs feuilles sont tombées
Ces géants des forêts encore m’étonnent...

Sur cette note gaie, je tire ma révérence,
A cette nouvelle idée, que tout recommence.



Comme un air de déjà vu...



Souvenir d’un bonheur passé … Douleur de moments marqués par un désespoir grandissant. La nuit est enfin tombée. J’attendais cet instant avec délice. Chacun de mes sens est en alerte. J’aime ce parfum de la mélancolie du jour consumé. Je m’abreuve une seconde de la haine réveillée aujourd’hui et de la souffrance provoquée par un désir insatiable.
Au loin, résonne le couché de la ville, qui bientôt s’éteindra partiellement dans l’obscurité impénétrable de cette nuit sans lune. Je chéris cet instant … L’heure à laquelle aucune âme qui vive ne peut me priver de cette délectation primitive qui est en chacun de nous … Cependant, chez vous, ce n’est qu’une larme dans l‘étendue de vos veines, moi, c’est une mer déchaînée s‘écrasant avec fracas sur la rive de sable …
L’étreinte céleste de l’étoile et de sa sœur s’achève enfin. Je peux sortir d’une lenteur quotidienne et répétitive, et plonger dans cet univers nocturne où le borgne est roi; où seul la lune déverse son aura, faible, semblable aux prémices des rayons solaires de l’aube.
Qui suis je ? Je suis l’insouciance d’une mère qui laisse derrière elle un robinet où, tout au long de la nuit, couleront les gouttes semblables aux larmes asséchées que versera sa descendance … Qui suis je ? Je suis l’ignorance de l’homme qui se mutile et crève l’atmosphère de sa fumée de cigarette. Qui suis je ? Je suis la cruauté de ce businessman qui préfère l’argent à ses petits enfants…
Qui suis je enfin ? Mais je suis le tocsin que pousse la Terre lorsque les déferlantes battent la Louisiane ! Je suis la mer violente qui terrasse l’Indonésie et le Sri Lanka en signe d’avertissement !
Je suis les pleurs incommensurables de notre planète défigurée …

(Ceci est l'un des textes que je souhaite faire parvenir au concours Mots de Terre, pour plus d'info : www.motsdeterre.blogspot.com)



L'imagination.


Je suis ici en ta présence, et pourtant ...

Je vagabonde,
Je suis libre.

Mon esprit parcourt des étendues désertes.

S'émerveillant de ce regard enfantin,

Qui fait de moi ce que je suis.

J'étale mes pensées sur le papier.
Je défis mon clavier en un balai d'idées.
Libératrice elle soulage et apaise.

Elle est mon furtif plaisir.

Un mot, un souffle.
Une lettre, mon cœur.

Que dure cette inspiration charnelle.

Je le sens en moi comme le liquide rougeoyant qui coule dans mes veines ...
Mon esprit meurtri se recueille sous ma plume, s'évadant du danger qui nous guette pour plonger dans la plus agréable des capacités humaines :

L'imagination.




Dernière édition par Elliot Cooper le Mar 25 Mar - 21:22, édité 1 fois
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Elliot Cooper
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MessageSujet: Re: Kinder's Creations Mar 25 Mar - 21:20
MessageSujet: Re: Kinder's Creations Mar 25 Mar - 21:20
MessageSujet: Re: Kinder's Creations   Mar 25 Mar - 21:20

I Le Patient Zéro : Lily Zavarov



Le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, explose en raison de la fusion du réacteur numéro quatre, faisant plus de 60 000 mille morts, et un nombre incalculable de cancers et d'autres maladies mortelles dues au nuage radioactif qui a balayé l'Europe. On estime par ailleurs à environ 6 millions le nombre de personnes ayant reçu de « faibles doses radioactives ».
Lilly Zavarov, alors âgée de 12 ans, tomba gravement malade quelques jours après, durant l'évacuation de Pripiat.
Le manque de communication des autorités locales a retardé la prise de conscience de l'ampleur de la catastrophe, et la prise en charge des nombreuses personnes affectées par les radiations.
C'est l'armée qui était chargée du déplacement des populations. Les parents de Lilly, appartenant à une tranche de personnes aisées, et constatant que l'état de leur fille était de plus en plus préoccupant, décidèrent de chercher un hôpital polonais capable de la prendre en charge.
Malgré les soins apportés à Lilly, celle ci plongea dans un profond coma quelques heures après son admission en clinique privée. Alexander et Anna Zavarov la conduisirent en France, où un médecin spécialisé s'occupa de son cas.
Le 7 juillet 2004, après dix années d'un profond sommeil, la petite Lilly, alors âgée de vingt-deux ans, ouvrit de nouveau les yeux à la surprise des médecins…

«Le 19 janvier 2007, Paris.

Chers parents,

Cela fait maintenant presque trois ans que je me suis réveillée. Il est vrai que je suis un peu angoissée… C'est la première lettre que j'écris, et j'espère ne pas être trop maladroite... Les médecins m'ont laissé sortir il y a un peu plus d'une semaine. Même si je dois retourner les voir souvent, j'arrive à étudier et à rattraper les vingt ans que j'ai passé dans un lit d'hôpital. Apparemment, mon réveil les a surpris vu la proximité de la centrale.
Les médecins disent que j'apprends très vite ! Oui… Ils le disent sans arrêt… Ils parlent de quelque chose, une connexion, je crois… Entre les deux hémisphères de mon cerveau... Enfin… C'est pourquoi ils m'ont gardé loin du monde un certain temps. J'ai pu lire beaucoup de choses ! Comme la Bible, l'Histoire de France, et j'ai aussi parcouru la littérature européenne et la philosophie avec notamment l'étude de l'humanité. Mais ce premier ouvrage reste sombre à mes yeux. Claire ; une femme qui s'occupe de moi et qui me pose toujours plein de questions sur mes rêves, mes souvenirs… ; m'a expliqué que c'était les bases de bon nombre de personnes encore aujourd'hui.
Pour m'en apprendre plus, elle m'a apporté le Coran et les autres écrits, les principales croyances de la planète.
Je dois avouer que je suis restée perplexe un moment. J'ai du mal à me faire à l'idée que des milliers de personnes puissent croire en la même chose. D'ordinaire, les hommes sont si complexes et possèdent un avis bien diffèrent sur le monde alors qu'autour d'un mythe, chacun y trouve une unité, un attachement… Moi qui n'aime que le concret ! C'est bien loin de ce que je pouvais imaginer. Je trouve d'ailleurs honorable les valeurs de ces divers écrits.
Je ne savais d'ailleurs pas du tout quelle religion choisir !
Lorsque je lui ai dis cela, Claire a freiné mes ardeurs. Elle m'a expliqué que tout n'était pas dans les livres et que la théorie est insuffisante, il faut la pratique pour juger le monde !
Quelques jours après notre discussion, je me préparais à sortir pour la première fois. J'étais tout excitée à l'idée de voir Paris. Vers deux heures de l'après midi, Claire est venue me chercher. Elle a été si gentille avec moi ! Ca m'attriste de ne plus pouvoir la voir… Si vous aviez été présents ! Elle m'avait prêté quelques vêtements : des bottes, un jean, et un gros manteau.
Même si le tissu m'engonçait un peu, j'avais hâte de respirer de l'air frais.
Grande fut ma déception, je peux vous l'assurer. Cette horrible quinte de toux dura près de dix minutes. C'est seulement après que je me suis rappelée le « micro climat » Parisien. L'air y est infect. La pollution semblait comprimer mes poumons. Puis, ce fut ma vision qui fut touchée par la monstruosité urbaine. De l'acier, du métal, du bitume, de la tôle et comme parqués, quelques pauvres arbres dépérissant au milieu des gaz d'échappement.
Claire aperçu aussitôt mon désarroi. Elle voulut me reconduire à ma chambre, mais je me suis finalement habituée à l'air qui semblait peu à peu respirable et à l'horreur de Paris.
Je me demande si vous vous souvenez de cette ville ! Cela fait tout de même vingt ans... Elle a du changer depuis. Si mes calculs sont exacts, vous avez sûrement du voir la Tour Efeul ou Eiffel je ne sais plus...
En tout cas, je pense qu'elle résume bien Paris : un enchevêtrement inutile et immonde. Claire m'a affirmé que j'étais trop pessimiste et que beaucoup de monde venait exclusivement pour la voir. Je n'ai pas insisté, mais je pense toujours que c'est une perte de temps et d'argent, et je sais maintenant que ce sont les deux valeurs de Paris et de la France...
En effet, que ce soit du temps ou de l'argent, les Parisiens n'en ont jamais assez. J'étais complètement désorientée. Une foule s'étendait à perte de vue. Des centaines de boutiques s'étalaient le long des trottoirs et les vitrines, plus décorées les unes que les autres, elles attiraient inexorablement mon regard. Si Claire n'avait pas été présente, soit je me serais perdue, soit j'aurais dépensé la totalité de l'argent que vous m'avez laissé !

Des appartements surplombaient les pavés, et cachaient le peu de lumière que le faible soleil de janvier pouvait nous apporter. Le froid m'engourdissait les mains mais personne ne semblait atteint par le vent glacial qui s'engouffrait sous mon manteau.
J'avais assimilé la notion d'argent depuis un certain temps, c'est comme pour donner une valeur à un objet. Mais confronter à la réalité, c'est bien différent. Tout s'achète et tout doit se payer ! Même pour aller aux toilettes ! Les Parisiens sont réellement prêts à tout pour ces beaux billets colorés. Il semble même qu'ils leur attachent plus d'importance qu'à leur propre vie. Quoi qu'il en soit, je crois que je ne comprendrais jamais rien à l'argent… Je pensais que plus c'était cher, plus la qualité devait être bonne… Et lorsque l'on trouve quelque chose de pas cher mais de bonne qualité c'était « une bonne affaire »... Mais apparemment, j'ai encore beaucoup à apprendre… Car à Paris, plus c'est cher, moins c'est solide et plus c'est solide, moins c'est cher… Ca me donne la migraine.
A la fin de la journée nos pieds étaient meurtris d'avoir tant marché et de s'être fait écraser par un nombre de chaussures incalculable. Le comportement des Parisiens est vraiment à part. Nous ne pouvions pas faire trois pas sans être emportées par un sac à main ou un parapluie. Ca, c'est le manque de temps. Ils sont toujours pressés ! Rien ne doit traîner.
Je ne suis pas prête pour affronter un monde où l'on ne prend pas le temps d'apprendre, de regarder, de découvrir et de prendre plaisir à ce que l'on fait.
Lorsque nous sommes rentrées, Claire m'a demandé de lui raconter ma journée. Je lui ai dis tout ce que je viens de vous écrire mais à ce moment de mon monologue, elle m'a arrêtée et m'a dit que ce n'est pas à une fille de vingt-deux ans qui vient de sortir du coma et qui ne connaît rien à la vie à part ce qu'elle en a lu, de s'interroger sur la bienveillance du monde d'aujourd'hui.
Éreintées par toutes ces émotions, nous nous sommes séparées vers 19h. Seule dans ma chambre, je pus enfin sortir le dictionnaire électronique que j'avais acheté l'après midi même. Il était conçu de la manière suivante : un petit écran et l'alphabet sous forme de touches de différentes couleurs. J'avais tout d'abord cru que c'était un jeu pour les enfants, mais pas du tout, c'était une sorte de liste de tous les mots qui ont marqué l'histoire de l'homme et sa perception des choses.
J'ai donc commencé par le A. Amour, amitié étaient les deux grands thèmes de cette lettre. Les explications, autant scientifiques que philosophiques, m'en apprenaient un peu plus sur ce que je n'avais encore jamais connu.
Le B, concernait la Bible. Encore une contradiction puisque dans les C, il n'y avait pas une ligne sur le Coran. Un mort, un ressuscité, une immaculée conception, et des Guerres Saintes, voilà les thèmes qu'abordait le chapitre. Comment une guerre peut-elle être sainte ? Par curiosité, j'ai alors sauté quelques lettres jusqu'à G.

Il m'aura fallu prés de 3 ans, pour retrouver mes capacités physiques et mentales, presque trois ans, pour en apprendre un peu plus sur le monde et refaire ma vie, presque trois ans pour tisser ma première amitié et je ne sais pas combien d'années pour tomber amoureuse. Mais l'homme lui, en six ans, est capable de tué prés de 60 millions de personnes, en 6 ans, il est capable d'inventer la plus meurtrière des armes, et aujourd'hui, en quelques secondes, il est capable de changer la face du globe... Je suis née trop tard dans un monde d'indifférence…
Je suis désolée si ma lettre se finit par une note si pessimiste… Mais cela résume bien la noirceur de ma pensée. Comment six milliards de personnes peuvent elles vivre dans un monde où rien ne leur appartient, où ils ne sont pas même maîtres de leurs pensées ? Comment six milliards de personnes peuvent elles vivre après tout ce qu'il s'est passé et tout ce qu'il se passera bientôt...
J'ai parlé aux médecins et à Claire de tout cela. Ils ont de nouveau fait des analyses, des scanners, des radios et tous les examens possibles et inimaginables. Mais ils n'ont rien trouvé...
Pourtant je leur ai dit que j'avais vu, je leur ai dit ce qui allait se produire, en Irak et au Japon, puis en Europe et aux États Unis…
Ils m'ont dit que je perdais la tête et que le passé devait le rester, qu'il ne fallait pas imaginer des choses, ou ne pas prendre des rêves pour des soit disant prémonitions… Mais c'est ce que j'ai vu… Ca va arriver… Je le sais…
C'est pourquoi je vais commencer à préparer mes affaires, je vous rejoindrai dans quelques jours, ça ne devrait pas être long.
Cela fait maintenant presque trois ans que je me suis réveillée. Il est vrai que je suis un peu angoissée ... C'est ma première lettre que j'achève sur ces quelques mots, et j'espère ne pas avoir été trop maladroite...

Votre fille, Lilly. »

Sur ces quelques lignes, la jeune femme déposa sa plume sur son bureau de verre. L'encre commençait déjà à sécher, mais elle voulait être sûre que cette lettre soit parfaite. Elle souffla légèrement sur les boucles noires et plia soigneusement le papier de ses doigts fins. Sa main encore pâle, trouva l'enveloppe et y plaça avec toute la délicatesse nécessaire, la précieuse feuille.
Au recto, elle y écrivit : « Alexander et Anna Zavarov ».
Sur ce, elle rangea ses affaires. Sa plume, son carnet, son ordinateur et les quelques vêtements qui se trouvaient encore sur son lit. Une fois ceci terminé, elle quitta la pièce, en direction de l'infirmerie.
Elle traversa le long corridor que parcourait la faible lumière des néons. La jeune femme poussa lentement la porte qui grinça légèrement.
Personne. Lilly emporta quelques objets dans la pénombre qu'elle fourra aussitôt dans sa poche. Elle retourna sur ses pas, prit la lettre, et s'allongea sur son lit.

« J'ai hâte de vous voir…» dit elle d'une voix douce et calme. De sa robe, elle tira une lame de rasoir. La froideur du métal parcourut sa peau blanche et sectionna sans difficulté les vaisseaux qui parcouraient son poignet, une rivière de rubis se répandit sur le blanc des draps… Prés d'une heure s'écoula. Le tic-tac de l'horloge ne parvint finalement plus aux oreilles de la jeune femme.
Lilly Zavarov ne laissa que quelques lignes dans la rubrique « faits divers» du journal le Monde. Mais ce monde, qu'elle avait justement quitté, la rejoignit peu de temps après…
L'arme de défense que l'homme avait créée durant la seconde guerre mondiale mit fin à l'humanité le 11 septembre 2088 et emporta avec elle prés de 7 milliards de personnes.

(Ce dernier texte est le premier chapitre d'une nouvelle que j'ai commencé pendant les grandes vacances mais que je n'ai toujours pas eu ll'occasion de poursuivre. S'il y a des interessés, je posterais le reste plus tard ^^)
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