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 Planet Hell [Liam Reynolds]

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Gaïa Brooks
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MessageSujet: Planet Hell [Liam Reynolds] Ven 14 Mar - 18:47
MessageSujet: Planet Hell [Liam Reynolds] Ven 14 Mar - 18:47
MessageSujet: Planet Hell [Liam Reynolds]   Ven 14 Mar - 18:47

Difficile pour les survivants d’aujourd’hui d’imaginer ce que fut la ville, le monde, avant ce jour fatidique de 2005 où le passage sur les Enfers fut ouvert.
Désormais, les humains encore présents sur ce bas monde étaient nés et n’avaient jamais connu que le chaos. Les repères, les croyances n’étaient plus les mêmes, ainsi que les bases de l’apprentissage de la vie.
Certains avaient la chance de connaître une famille, un foyer, des parents unis. Cela adoucissait quelque peu le goût amer de la vie actuelle. Gaïa n’avait pas eu à se plaindre de son enfance et adolescence. Elle n’avait jamais connu sa mère, certes, mais avait eu un père merveilleux et présent, malgré son activité de chasseur. Il avait été son mentor, son confident, son co-équipier et son meilleur ami. Mais cet univers, cette présence réconfortante avait disparu depuis un an. Son héros avait connu une mort violente, à l’instar du monde qui les entourait. Et pire encore, son meurtrier courait toujours, son crime demeurant impuni. C’était certainement cela qui rongeait le plus Gaïa. Que ne donnerait elle pas pour retrouver ce monstre et venger la mort de son père… Bien sûr elle avait abandonné la chasse, tenant le promesse faite il y a bien longtemps à Jérémiah Brooks. Mais faire payer son assassin, ce n’était pas de la chasse. C’était de la justice.

Depuis qu’elle était revenue – ou plutôt avait débuté – à une vie dite « normale », Gaïa survivait plus qu’elle ne vivait vraiment. Une part d’elle avait disparu en même temps que Jérémiah, çà elle n’aurait pu le nier. Et au milieu de ce chaos, autant autour d’elle qu’en elle même, elle ressentait le besoin régulièrement de se rendre à l’église en ruines de West Church. Pas par croyance, non loin de là , mais déjà d’une parce que son père était enterré dans le cimetière attenant à la batisse. Et de deux, parce que l’endroit était relativement calme et propice au recueillement. Gaïa se rendait donc sur place, comme tous les mois, pour défricher un peu la stèle de Jérémiah, et aussi pour conserver une sorte de lien tangible avec lui, comme si il n’était pas complètement disparu de la surface de cette terre.

Ce soir là, la jeune femme était de congé, fait exceptionnellement rare. Dissimulant une arme de poing et un couteau de chasse sous sa veste ¾ en cuir – même ayant raccroché les armes, on ne se refait pas, les rues de New York n’étant pas sûres du tout - l’ancienne chasseuse se rendit donc d’un pas vif au cœur de Central Park, à West Church. Le ciel rougeoyant laissait peu à peu place au crépuscule, et les silhouettes des immeubles en ruines se découpaient sur fond d’orangé.

Arrivée sur place, sans une ombre d’hésitation, elle se rendit au petit cimetière, et constata que les ronces avaient de nouveau investit la tombe. Avec un soupir, elle se mit à genoux devant la sépulture, et entreprit à l’aide de son couteau de dégager les mauvaises herbes qui masquaient le nom gravé sur la pierre tombale.
Tandis qu’elle pestait contre les épines des ronces qui lui griffaient les mains, un crissements de graviers se fit entendre non loin d’elle, brisant le relatif silence qui régnait sur les lieux jusqu’à présent. Sur le qui vive, Gaïa interrompit son jardinage, et se retourna pour scruter dans la pénombre, sa main enserrant plus fort que jamais le couteau de chasse de taille respectable.
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Liam Reynolds
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Sam 15 Mar - 14:26
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Sam 15 Mar - 14:26
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Sam 15 Mar - 14:26

L’obscurité charmante de la nuit s’épanchait chaque soir sur le monde, l’envahissant telle une ombre malsaine qui poursuivait l’innocence éternelle du jour. Et lorsque le soleil avait une nouvelle fois disparu, le voile soyeux des ténèbres avait glissé, indicible noirceur, sur ces lieux, ces endroits que tous finissaient par côtoyer, malgré le danger que cela pouvait représenter. Un regard à la lune suffisait presque pour connaître les heures qui s’écoulaient paisiblement, du moins confortait-elle dans la certitude que la nuit ne s’évanouirait pas de si tôt sous la course de la terre. Pourquoi est-ce que celle-ci ne cessait d’ailleurs pas de tourner, de danser ? Le monde pleurait à ses pieds sans qu’elle ne répondent aux prières… le Christ sur la croix avait gaspillé tout son sang en faveur des enfers au sourire englué qui ne tarissait pas la source du mal, la nourrissant insidieusement.

Immobile, perdu dans une ruelle quelconque, ses iris ne cessaient de se repaître du spectacle des cieux, de ces étoiles qui malgré la douleur et la souffrance qui ternissait la terre ne s’en montrait pas moins saisissant. Pourtant il serait bientôt l’heure, ce soir, comme tant d’autres, de rejoindre celle qu’il désirait combattre, affronter une nouvelle fois, de plus, de trop. Il l’attendait tout simplement, trop attentif en ce qui la concernait, il avait même fini par découvrir le lieu qui se trouvait être sa demeure sans pour autant qu’il n’en montre signe. Dans le silence et l’obscurité, veilleur dissimulé sous la secrète opacité des ombres sinuant à chaque chemin qu’il empruntait, jouant de sa discrétion animale naturelle.

Gaïa… nom d’une déesse aux souvenirs dissolus, créatrice de tant de monstres, intimement liée aux diables des croyances ancestrales. Mais celle-ci n’avait rien hérité de cela, mis à part peut-être cette témérité qui l’avait poussé à le poursuivre, à vouloir le tuer sans jamais y parvenir, jusqu’à ce qu’elle finisse par perdre son père. Ignorant tout de ce que la nuit était venu susurrer à l’oreille du démon, avant de l’embrasser, de dissimuler ses crimes comme elle le faisait toujours, ses mains persistant d’un blanc neigeux et immaculé. Il était le coupable, celui qui l’avait laissé glisser dans les méandres de la dépression sans même chercher à lui avouer qu’il était le responsable de sa douleur, se contentant simplement d’observer sa souffrance lorsqu’il pouvait en être témoin. Elle le haïssait pour tant d’autres raisons, mais celle-ci lui échappait… Il était si changeant, telle une anguille douloureusement perfide, mais la décision de celle-ci d’abandonner la chasse l’avait déçu, alors qu’il aurait imaginé qu’elle se serait plutôt révolté, continuant ses combats pour parvenir à faire avouer à l’un d’eux l’identité de celui qu’elle devait haïr plus encore que lui-même dans l’ignorance de leurs similitudes.

Ce soir-là encore, lorsqu’il sentit son odeur, vit son visage, il la suivit dans l’ignorance de son être jusqu’à ce cimetière, comprenant d’instinct la signification de sa visite pour cet endroit autrefois béni, aujourd’hui délaissé, ayant sombré dans la décadence de la mort sournoise dont le goût âcre du sang s’imprégnait de ces langues ayant l’audace de s’y laissé percevoir. Durant quelques secondes, il sembla hésiter à la suivre, l’endroit lui rappelant ses doigts rougis, son être tout entier imprégné de la vie brisé d’Azel. Mais le passé n’avait de place ou d’existence sur la venelle qui était sienne aujourd’hui, laissant ses lèvres s’étirer soigneusement sous un sourire hypocrite, avant de la suivre, laissant ses pieds s’enfoncer dans les graviers qui parsemaient le sol, son regard s’étirer dans la direction où il savait se trouver la tombe de sa victime. Et elle était là, tentant de percer la nuit de ses prunelles, face à celui qui n’était encore qu’une ombre pour elle, tandis que ses lèvres s’entrouvraient, satisfaites.

« Serais-tu prête à te battre ce soir, ou bien la peur est-elle encore ta compagne… Gaïa ? » termina-t-il sous un murmure, laissant son nom glisser sur le rebord de ses lèvres, risquant de s’échouer lamentablement sur le sol, tandis que ses iris reflétaient l’éclat de la lune, s’imprégnant de ce gris argenté qui se délassait dans les joyaux bleutés de ses yeux.

Bifurquant sans prévenir, il chercha à la contourner, cheminant autour d'elle à la manière du prédateur qu'il se révélait être. Un monstre... il fallait le reconnaître, il en était un. Silencieux... bien trop, mais les affres de la vérité n'avaient de cesse de l'enlacer avec ceux qui y perdaient la vie.
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Gaïa Brooks
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Dim 16 Mar - 18:09
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Dim 16 Mar - 18:09
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Dim 16 Mar - 18:09

« Serais-tu prête à te battre ce soir, ou bien la peur est-elle encore ta compagne… Gaïa ? »

Ce n’était qu’un murmure , que la brise nocturne porta jusqu’aux oreillles de Gaïa. Mais ces simples mots eurent l’effet d’un ouragan dévastateur dans la chair de la jeune femme. Et tandis que Liam Reynolds tournait autour d’elle comme une lionne affamée autour d’une gazelle, la moutarde monta au nez de la fille de Jérémiah Brooks, et d’un geste rageur, elle planta le couteau de chasse dans la terre devant elle.

Le démon se mêlait aux ombres environnantes, seules ses prunelles gris acier semblaient luire dans l’obscurité, paraissant phosphorescentes. Gaïa se redressa, suivant du regard les déplacements furtifs de son ennemi juré. Depuis qu’elle avait raccroché les armes, il semblait prendre un malin plaisir à la suivre, l’observer, la provoquer. Ce petit jeu n’avait de cesse, et à priori amusait fortement l’être vil et tordu qu’il était. Mais le fait qu’il ait eu l’audace de la suivre précisément ce soir, et jusque dans le cimetière, la mettait hors d’elle.


« Va au Diable Reynolds… »
souffla t elle d’une voix sourde dont le timbre trahissait la colère qui l’habitait.« Je ne chasse plus, quand le comprendras tu enfin ? Va te chercher un camarade de jeu ailleurs… »

A chaque rencontre inopinée avec Liam Reynolds, Gaïa regrettait plus que jamais sa promesse faite à son père. Comme elle aurait prit du plaisir, une délectation sans borne, à mettre ce démon hors d’état de nuire, à lui régler son compte ! Elle ne comptait plus les fois où elle avais failli y parvenir à l’époque où elle chassait encore. Fut un temps où il avait été son obsession, son Graal… La diable avait un visage d’ange, incarné dans ce jeune homme. Elle avait vu ce dont il était capable, sa cruauté sans limite, sa perversité. Elle avait vu ses victimes. Mais désormais tout ceci n’avais plus la même faveur, n’avait plus aucun sens. Et ces rencontres étaient à présent empreintes d’un goût amer.
Secouant négativement la tête d’un air las, Gaïa se ragenouilla devant la tombe de Jérémiah Brooks, et déterra le couteau d’un geste prompt et déterminé. De là, elle entreprit de continuer ce qu’elle avait commencé : arracher les ronces qui masquaient la sépulture.


« A moins qu’une séance nocturne de désherbage ne te passionne, vas t en, tu n’as rien à faire ici »


L’ex-chasseuse feignit alors d’ignorer ostentatoirement Liam, tout en se défoulant rageusement sur les mauvaises herbes, qui subissaient les affres de l’humeur soudainement massacrante de la jeune femme, à défaut de ne pouvoir se défouler sur le démon.
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Dim 16 Mar - 20:32
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Dim 16 Mar - 20:32
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Dim 16 Mar - 20:32

Fragile créature ayant fait une promesse si difficile à tenir, ses doigts se refermant avec trop de force sur ce manche, alors qu’elle enfouissait la lame dans la terre pour semblait-il s’empêcher de le frapper, lui. Le seul et unique meurtrier de son père qui ne cessait de tourner autour d’elle comme l’aurait fait un tueur nostalgique de ce qu’il avait sacrifié de sa victime. Elle… il n’y avait qu’elle… seule déraison qu’il n’arrivait à chasser de son esprit, recherchant sa combativité, sa hargne, sans jamais réussir à la sortir de son fourreau si précieux sans avoir à se venter de l’un de ses crimes. C’était une attitude si lointaine de son être, si différente de celui qui aimait la noirceur de l’oubli. Pourtant, Gaïa le connaissait, témoin vulnérable de ses délits sournoisement secrets, elle aurait dût se douter de qui pouvait bien être le responsable, mais les démons étaient si nombreux qu’il était impossible de déterminer avec certitude qui méritait sa colère. Il la vit se redresser pour l’observer, sous cette certitude qu’elle ne ferait rien, une nouvelle fois face à lui… la mort était si lointaine à cette seconde malgré que l’odeur rance des cadavres continuait pourtant à se faire sentir, plus encore pour celui dont l’odorat s’avérait plus développé que la normal.

« Je connais déjà, merci. » souffla-t-il sourdement en parallèle à ses paroles, sans qu’elle ne perçoive sans doute ces quelques mots insidieux.

Elle poursuivait, lui expliquant comme s’il n’était qu’un petit garçon récalcitrant, lui conseillant… Mais toi viens au Diable, pensait-il dans le secret de son âme, sans que l’ombre d’un sourire ne vienne jouer sur ses lèvres. Elle le connaissait, avait failli le battre… avant qu’il ne change. Et le désir qui vibrait au fond de lui de l’affronter à nouveau ne cessait de s’intensifier, de claironner silencieusement son existence. Il pourrait fort bien lui briser la nuque sans qu’elle ne réagisse à cette seconde, il en avait l’intime conviction, et la trouvait si pitoyable qu’il ne chercherait même pas à emprunter ce chemin des plus tourbes. S’agenouillant à nouveau, l’invitant à souiller son vêtement dans la terre pour justifier sa présence, l’ancienne chasseuse faisait mine de l’ignorer alors que ses mains et ses gestes, démontraient nettement la colère qui cheminait en elle.

« L’enfer… à quoi penses-tu que cela ressemble ? » lui demanda-t-il sans prêter l’ombre d’un intérêt à ce qu’elle venait de lui dire.

Menant son visage vers le ciel comme s’il attendait les premières gouttes d’une pluie salvatrice qui ne paraissait pas, dont le goût n’aurait pu être autre que celui du sang du Diable venu nourrir ses enfants, et pervertir les autres. Ses pas s’immobilisèrent, laissant son attention s’attarder sur sa position première. Rêveur et instable, ne voulait pas dire fou, et même si elle venait à lui promettre sur sa propre existence qu’elle ne chassait plus, il n’était pas prêt à lui servir une attaque sur un plateau d’argent. Et il n’allait pas disparaître aussi facilement qu’elle le souhaitait… ne le savait-elle pas à force que ces rencontres, que ces conversations s’ébauchent dans les endroits les plus divers qu’ils puissent encore exister dans cette ville ? Reportant ses iris sur ses traits, ceux-ci s’inclinèrent subtilement vers la tâche qu’elle effectuait et qui avait finalement tout à voir avec ce qu’il venait de lui demander.

« Crois-tu que ton père s’y plaise ? Il doit être si fier que sa fille ne chasse plus les êtres dont il fait à présent parti. »

Mensonge… et pourtant, lorsqu’il avait laissé la lame glisser sur sa peau pour la dernière fois, il lui avait suavement murmuré que le Diable n’attendait plus que son âme. L’horreur la plus indicible se poursuivant dans la précieuse confidence qu’il veillerait sur sa fille lorsqu’il ne serait plus là. Toujours présent pour elle jusqu’à ce qu’elle finisse par le rejoindre dans cette éternité brûlante et suintante d’immondices, mais pas tant que le jeu serait aussi plaisant, pas tant qu’elle se dissimulerait comme une lâche, refusant de se battre et de l’affronter pour préserver le monde de l’éclatante suprématie des ténèbres sur toutes ces croyances dissolues et irréelles. Dieu était mort en même temps que le Christ, nous le savions pourtant.
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Gaïa Brooks
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Mer 19 Mar - 16:06
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Mer 19 Mar - 16:06
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Mer 19 Mar - 16:06

« L’enfer… à quoi penses-tu que cela ressemble ?»

Question sybilline et pourtant tellement pleine de sous entendus. Les mains de Gaïa s’immobilisèrent un instant. Elle redressa son visage vers Liam, repoussant d’un geste irrité sa frange qui lui retombait devant les yeux. Se faisant, elle macula son front d’une trainée de terre.

« L’enfer… on y est déjà. C’est cette ville, ce monde, l’enfer. C’est tout autour de nous, à chaque coin de rue. » répliqua t elle d’un ton amer. « Et ce, en grande partie grâce à tout ceux de ton espèce, toi y compris. »

La voilà qui était en train de deviser tranquillement avec Liam Reynolds, au beau milieu d’un cimetière, sur la tombe de son père, en pleine nuit. Bon sang ce que la vie pouvait s’avérer ironique… Les prunelles sombres croisèrent l’acier de celles du démon qui l’observait avec attention.

« Tu perds ton temps ici Liam, crois moi »

Son acharnement sur les ronces redoubla d’intensité. Chaque coup porté avec le tranchant de la lame de son couteau sur la végétation indésirable lui procurait un indicible soulagement, s’imaginant sans peine en faire autant avec la carcasse du démon.

« Crois-tu que ton père s’y plaise ? Il doit être si fier que sa fille ne chasse plus les êtres dont il fait à présent parti. »

De quel droit osait il salir ainsi la mémoire de son père ? Comment même pouvait simplment oser faire allusion à lui ? Gaïa acceptait beaucoup de chose, encaissait énormément de coups, aussi bien moraux que physiques, mais le fait que Liam Reynolds s’aventure ainsi à s’exprimer au nom de son père et de ses volontés, cela l’éxecrait au plus haut point.
A nouveau, elle redressa son visage vers lui, le gratifiant d’un regard noir. Pensivement, elle faisant tourner le couteau de chasse entre ses doigts, comme si elle hésitait à le lui planter entre les deux yeux.


« Laisse mon père en dehors de tout çà. Il est mort à cause d’un enfoiré de ton acabit, et si je ne sais pas qui a fait çà, je sais au moins une chose : mon père est bien mieux là où il est maintenant, plutôt que d’être encore sur cette terre merdique à côtoyer tes semblables. »

Une grimace d’amertume se dessina sur les traits fins de Gaïa. Croyait elle vraiment en ce qu’elle disait ? Oui et non. L’Enfer c’était ici et maintenant. Après la mort, pour la jeune femme il n’y avait guère de mystère : c’était le néant. Pas de Bon Dieu, pas de Paradis ou de St Pierre, pas d’Enfer avec un Diable cornu. Une fois que l’on était mort, c’était fini, point barre.

« Tire toi maintenant. A moins que tu n’es quelque chose d’inédit à me dire, mais si c’est toujours la même rengaine, va voir ailleurs si j’y suis. »

Et après un dernier défi du regard, elle maltraita de nouveau les ronces, arrachant à pleine main les dernières plantes qu’il restait, s’écorchant de plus belle, son sang vermillion perlant çà et là de ses griffures. Mais Gaïa n’en avait cure, et déversait sa rage ainsi. C’était çà, où elle deviendrait hystérique devant Liam, sentant ses nerfs à fleur de peau, et çà elle ne le voulait pas.
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Liam Reynolds
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Jeu 20 Mar - 22:15
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Jeu 20 Mar - 22:15
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Jeu 20 Mar - 22:15

Il laissa un fin sourire imprégner ses lèvres sous la réponse qu’elle venait de lui offrir, lui glissant qu’il était en parti responsable de ces enfers-ci ? Ce n’était pas si faux, mais il n’avait été le premier, son père, son oncle… eux avaient connu ces premiers jours de carnages, avaient eu la chance de laisser ces perles rubescentes s’écouler dans leurs gorges ravies de détruire l’innocence, de briser l’existence irréelle de ces personnes parfaites. Impossible d’ignorer à quel point il aurait aimé goûter à ces heures noires de l’humanité décadente, imaginant presque que s’il fermait les yeux, l’odeur douceâtre de cette mort, de ces enfers absolus, dignes de la splendeur opiniâtre de l’apocalypse des chrétiens, serait à nouveau là. Les hommes priaient-ils encore ce Seigneur qui les avait oublié depuis si longtemps ? Il se souvenait de ces prières que l’on voulait qu’il fasse avant de se coucher, et sa langue qui fourchait invariablement, saluant les miracles du Diable pour remplacer ceux du ciel, suppliant l’abomination d’exister encore. Ils voulaient un antéchrist ? Il le leur offrirait, lui, venant de ses entrailles, ou il finirait bien par le trouver, allant ensuite le bénir de ce sang si pur, encore si innocent d’un nouveau né.

Et il perdait son temps… n’était-il pas le seul juge de tout cela ? Celui qui pouvait déterminer de l’utilité de ces heures, de ces minutes, de ces secondes qu’il daignait lui consacrer, plus encore devant la sourde colère qui s’épanchait sur les misérables végétaux qui n’y étaient pour rien. Suivant ses doigts de ses prunelles, observant ce couteau sous une méfiance légitime, mais voisinant l’invisible, puisqu’il reporta son regard sur le sien lorsqu’elle répondit à sa seconde question, incitant ses lèvres à s’étirer plus encore… « Si tu pouvais savoir à quel point tu en es proche… fielleux petit chaton. Mais tu l’ignores, incapable de découvrir la détestable vérité, celle qui te laisse converser avec celui… préserver la vie du responsable dont tu désires la mort. » pensait-il sans laisser ces sombres paroles se déverser de ses lèvres. Et s’il aurait pût croire en ces autres mots qui préservaient l’âme de son père, la mou qui marqua ses traits l’en dissuadèrent plus sûrement que si elle lui en avait fait le serment.

Persistant dans ce silence qui l’étreignait si fréquemment, il l’observa attentivement, laissant le fin sourire fuir la douceur de ses lèvres pour une expression plus tourbeuse. Sans doute était-ce le souffle du Diable qui s’échouait à son oreille, lui murmurant de sourdes paroles, une inspiration digne des plus fourbes ténèbres, recouvrant les quelques mots qu’elle lui destina à nouveau et qu’il perçut pourtant, soutenant l’expression de défi qu’elle lui dédia sous le fait qu’il ne l’intéressait pas. Il resta ainsi immobile, continuant à la regarder d’un air plus vaporeux, comme s’il réfléchissait à tout autre chose, avant que l’odeur âcre de son sang ne vienne chatouiller ses narines, incitant presque le rire qu’il laissa s’étirer sous la noirceur de ce ciel conspirateur du mal et de toutes ses dérives.

« Tu voudrais le rejoindre Gaïa ? Ma si douce Gaïa… à qui son petit papa manque. Il te faudra pourtant dormir avec sa mort sur ta conscience, responsable… coupable... » ajouta-t-il sous un sourire trop déplacé pour un tel lieu, son timbre acerbe où se mêlait une sourde ironie par instant, se glissant jusqu’à elle. « Que ta nuit soit douce chasseuse… »

Ses doigts s’emparant de la lame qu’il conservait toujours sur lui sous un besoin maladif et paranoïaque, craignant ces ombres irrépressibles qu’il haïssait lorsqu’elles venaient à lui, menaçant de l’emporter dans un autre monde, imaginant sans doute que l’acier serait capable de lutter contre cette insalubre déraison. Mais déjà ses pas laissaient leurs empruntes sur le sol, tandis qu’il contournait la tombe ainsi que la jeune femme, sous le fait incontestable qu’il quittait les lieux tel un obéissant petit chien. Son regard flânant dans sa direction pour veiller à ce qu’elle ne cherche à l’attaquer de dos, d’autant plus qu’il n’était pas des plus agréables ce soir-là. Plus encore qu’il n’en avait d’ailleurs l’habitude, sous les maléfices du monde de l’occulte. Elle aurait dût songer que cela était trop étrange qu’il daigne partir, la délaisser alors qu’il voyait pertinemment qu’il atteignait sa cible et qu’elle menaçait de perdre ses moyens. A moins qu’une flamme d’humanité n’ait fini par briller au fond de ses iris… mais cela n’était pas une vérité. La nuit l’enveloppait déjà de son manteau de soie, le laissant s’évaporer sous l’incertitude glacée des lieux, ombre observatrice qui ne disparaîtrait pourtant pas, même si…

« … car je sais qui l'a tué... et toi non. » termina-t-il sous un murmure, néanmoins suffisamment fort pour qu’elle puisse l’entendre, alors qu’elle ne le voyait déjà plus, une forme différente ayant remplacé son enveloppe humaine sous le voile ténébreux de l’obscurité taciturne.

« Cherche petit chaton… cherche-moi, mais tu ne me trouveras peut-être pas. » songeait le canin, le bruit camouflé de ses pattes lui permettant de roder encore, jouant de la noirceur de la nuit, des ombres saisissantes capables d'offrir le plus doux des camouflages à l'animal familier des sorcières, et dont le pelage rappelait l'éclat de ces ciels trop sombres pour posséder un astre.
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Ven 21 Mar - 13:05
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Ven 21 Mar - 13:05
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Ven 21 Mar - 13:05

« Tu voudrais le rejoindre Gaïa ? Ma si douce Gaïa… à qui son petit papa manque. Il te faudra pourtant dormir avec sa mort sur ta conscience, responsable… coupable...


Que ta nuit soit douce chasseuse…
»

Perfidie… Le démon déversait son fiel amer avec un art et une manière toute particulière. Celui ci se frayait un chemin glacé jusque dans le tréfond des entrailles de Gaïa, poignardant son cœur aussi sûrement que l’aurait fait une lame d’acier. Un frisson la parcourue toute entière, tandis que le ton doucereux usité par Liam lui donnait la nausée. Soudain, l’éclat argenté que la lune proférait à son couteau de chasse sembla attirer son attention de façon toute particulière, comme si celui ci lui lançait un appel muet et impérieux.
« Tue le… Un coup dans le cœur… une carotide tranchée… c’est si simple… »

D’un imperceptible mouvement de la tête, Gaïa fit un signe de dénégation à cette supplication muette tout droit sortie de son imagination. Non, elle ne cèderait pas à cette tentation si bestiale de faire couler le sang. Elle ne rentrerait pas dans le jeu de Reynolds, n’exaucerait pas ses vœux. Mâchoires crispées, l’ex chasseresse suivit du coin de l’œil les mouvements du démon, qui semblait s’éloigner, daigner partir, tout en se fondant progressivement dans la noirceur de la nuit… Les ténèbres lui allaient si bien…. Le manche de son coutelas lui brûlait la paume de sa main, comme si cet objet inanimé se vengeait de l’absence de combattivité de sa propriétaire. Mais cette victoire apparente semblait trop facile à Gaïa et lui laissait un goût d’inachevé dans la bouche. Comme elle avait raison de se méfier…. Déjà, un nouveau murmure résonna dans les ombres environnantes, se glissant insidieusement à ses oreilles.

« … car je sais qui l'a tué... et toi non. »

Un hoquet la secoua toute entière. C’était donc çà… la haine. Ce sentiment pur et dur, qui rend votre cœur de pierre et votre âme en suspend. Cette envie irrépressible de détruire, d’anéantir la source de vos maux. Ce désir impérieux de voir et d’entendre la souffranceet le sang couler. D’un bond, Gaïa était campée sur ses deux jambes. Elle ignorait si Liam disait vrai bien entendu. C’était possible qu’il n’en sache rien. Son désir de la faire sortir de ses gonds, de la provoquer en duel était suffisamment obsessionnel pour le pousser à lui faire croire ceci… Un démon ment comme il respire… c’était la B.A. BA du guide du parfait petit chasseur. Liam le loup était maintenant parti, englobé dans les ténèbres. La créature pouvait être partout et nul part, mais Gaïa savait avec certitude qu’il n’était pas bien loin, l’espionnant, guettant avec avidité la moindre de ses réactions, elle devinait et sentait sans peine son regard jaune oblique apposé sur elle, se délectant de sa colère et de sa propre souffrance. Désormais, la partie avait commencé, et la donne avait changé. Gaïa inspira profondément, calmant sa respiration et apaisant son agitation intérieure. Elle pivota sur elle même , fouillant l’obscurité qui l’entourait du regard.
« Où te caches tu mon loup ? Viens voir maman sale bâtard … »

Un engoulevent lançait son cri lugubre non loin de là, déchirant le silence qui s’était instauré subitement. La brise nocturne faisait bruisser les branches des arbustes. Au loin, des chats se battaient, leurs miaulements stridents résonnant jusqu’au cimetière. La lune, au trois quart pleine, était masquée par des nuages, empêchant toute visibilité. Gaïa raccrocha son couteau à sa ceinture, et dégaina son arme, un Beretta. Le cliquetis métallique lorsqu’elle l’arma retentit, chargeant l’air de menaces sous jacentes.

« Montre toi Liam ! Prouve moi ce que tu dis enfoiré ! »

L’astre lunaire se montra soudain clément avec la jeune femme, réapparaissant, nimbant à nouveau de son éclat argenté et bleuté le cimetière, projetant des ombres phantasmagoriques tout autour d'elle. Alors, un mouvement. Une ombre parmi les ombres, un éclat doré disparaissant subrepticement. Réagissant au quart de seconde, la chasseuse visa et tira dans sa direction. Elle ne voulait pas le tuer, non, pas tout de suite… Pas tant qu’il ne lui aurait pas avouer ce qu’il savait… si il savait… elle voulait juste lui montrer qu’elle pouvait le faire, qu’elle était parvenue à le localiser, qu’elle y parviendrait encore et encore…. Que la chasseuse qui sommeillait en elle n’était pas morte. La haine et le désir de vengeance venaient de submerger la jeune femme, abolissant toutes les promesses tenues jusqu’alors… Gaïa la border-line venait de franchir un pas de plus vers la frontière… et en même temps d’assouvir une victoire au démon.
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Liam Reynolds
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Dim 23 Mar - 4:14
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Dim 23 Mar - 4:14
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Dim 23 Mar - 4:14

Glissant parmi les ombres, ses iris captaient malheureusement les reflets du ciel argenté, trahissant par instant sa présence, ou même sa position, son pelage ne suffisant plus au subterfuge qui était le sien. Pourtant, la réaction de la jeune femme ne lui avait pas échappée, elle ne pouvait s’empêcher de le croire, d’imaginer qu’il n’irait pas jouer avec une vérité telle que celle-ci, et elle n’avait pas tord. Enfin du moins sur le fait qu’il ne mentait pas aujourd’hui, car la sournoiserie savait étreindre son être lorsqu’il voulait tourmenter une personne, et ses lèvres aux ombres carmines n’esquissaient ces sourires que pour annoncer l’étreinte onirique de la mort cajoleuse. A cet instant néanmoins, son museau se révélait incapable de trahir le moindre sentiment, que ce soit de plaisir ou d’irritation, il n’était que l’animal au pelage ténébreux, la bête carnassière qui se rassasierait volontiers de la demoiselle qui se tenait bien droite à présent, scrutant les alentours à sa recherche.

S’immobilisant, il laissa la nuit reprendre ses droits sous la vie nocturne qui la peuplait, y prêtant une légère attention, ses sens en alerte, même s’il conservait son intelligence et sa personnalité, cette sensation de liberté qui vous inonde n’avait de véritable sens que dans cette façon d’être autre chose que soumis à cette apparence humaine. Les démons originels avaient plus de chances, de pouvoirs, de puissances, sous cette forme transpirant cette liberté opiniâtre qu’il ressentait sous une fougue nouvelle qui lui donnait l’impression de ne rien avoir à craindre. Malgré le fait que ses lèvres laissent s’échapper de sourdes menaces, même si ces mots n’en étaient pourtant pas. Ils étaient comme ceux que le ciel murmure d’un timbre voilé, laissant imaginer bien plus que ce qu’ils signifiaient. On le sentait, nous le savions… la bouche béante des cieux se mêlait à celle des enfers sous une bave repoussante et obscène. Une errance immorale qui aurait dût le mettre en garde, lui glisser de faire attention, mais il n’y prit garde tandis qu’il reprenait sa marche furtive.

Le sifflement de la balle lui parvint rapidement, mais trop tard pour la dévier parfaitement. Il sentit sa brûlure, sa morsure, cette douleur insidieuse qui s’infiltra en lui à la manière d’une fourberie haïssable, alors qu’elle se contentait simplement d’effleurer son buste, pénétrant sa chair d’une manière implicite sous son mouvement de recul, avant de s’en esquiver tout aussi rapidement. Il sentit son cœur battre plus vite, sa respiration s’assourdir instinctivement, mais surtout une sorte de couinement qu’il ne se connaissait pas, presque immédiatement remplacé par un grognement sauvage et menaçant, dévoilant ses crocs qui luirent sous les rayons blafards de l’astre lunaire, avant qu’il ne disparaisse derrière l’une des stèles, jouissant de la protection des ténèbres qui réapparaissaient.

Son museau s’inclina jusqu’à parvenir à sa blessure, sa langue lapant le sang qui s’en échappait sous une attitude purement animal, sans qu’il ne songe à reprendre immédiatement son apparence tant la haine le consumait à cette seconde. La vérité ? Elle la voulait ? Il préférait encore mourir que de la lui révéler, tourmenter son âme était bien plus amusant… et maintenant qu’elle était disposée à l’affronter, qu’allait-il décider ? Le loup s’allongea sur le sol comme si sa blessure était plus grave qu’il n’y paraissait… le laissant reprendre forme humaine sans qu’il n’esquisse le moindre geste. Il sentait l’air glisser sur sa peau, s’insinuer par le trou que la balle avait causé à sa chemise, sa plaie se refermant lentement à présent qu’il n’était plus un canidé. Mais elle ignorait qu’il possédait cette capacité, elle ne pouvait savoir que sa chair n’était plus aussi fragile qu’auparavant, alors qu’il se redressait lentement, toujours dissimulé derrière la pierre tombale. Ainsi, s’y adossant comme s’il était blessé, même s’il persistait ainsi le temps de guérir parfaitement, il laissa ses lèvres s’entrouvrir…

« Que je te le prouve ? Voudrais-tu que je te raconte ce qu’il m’a confié autour d’un verre sur ton pauvre petit papa ? Ce qu’il lui a fait ? Dans quel état il l’a laissé ? Oui… surtout ce dernier point, ça tu le sais, puisque c’est toi qui l’a trouvé n’est-ce pas ? » termina-t-il sous un rire cynique.

Immobile contre cette pierre au contact glacé, il jouait, simulait la douleur de sa blessure tout en paraissant vouloir retarder cet affrontement qu'il avait pourtant désiré ardemment. Néanmoins, il laissait son attention entièrement tournée vers elle, l'attendant, car elle finirait indubitablement par se rapprocher même si elle se doutait forcément qu'il n'était pas en aussi mauvaise santé qu'il voulait le laisser penser. Ou plutôt, il ne fallait jamais accorder sa confiance à un envoyer du diable, on finissait toujours par s'attarder au bord d'un précipice dans lequel il n'attendait qu'une chose... vous surprendre par derrière pour vous y pousser, y provoquer cette chute qu'il regarderait d'une œillade amusée. Encore à cette seconde, il savait qu'elle s'approcherait, contournerait, mais il patientait, ses iris tournés âprement dans cette direction qui serait prochainement sienne, prêt à lui retirer son arme, à la priver sa première défense.

« Mais ne sais-tu pas que je moque de t'apporter ces preuves ? »
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Mar 25 Mar - 13:18
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Mar 25 Mar - 13:18
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Mar 25 Mar - 13:18

Le couinement purement canin qui suivit le tir informa Gaïa qu’elle avait touché sa cible. Un petit sourire satisfait flotta sur ses lèvres, et malgré elle, savourait la chasse, se délectait de se sentiment d’excitation et de l’adrénaline qui en découlait. Comment avait elle pu s’en passer si longtemps ? La visibilité n’était pas au rendez vous, la lune étant constamment masquée en intermittences par les nuages. Mais elle savait que Liam était là, tout près, à priori blessé, que ce soit sous forme humaine ou canine. Et elle savait également qu’un fauve blessé était encore plus dangereux. C’est pourquoi la jeune femme avançait prudemment au milieu des sépultures, son arme braquée sur les ombres, prête à faire à nouveau feu au besoin.

« Que je te le prouve ? Voudrais-tu que je te raconte ce qu’il m’a confié autour d’un verre sur ton pauvre petit papa ? Ce qu’il lui a fait ? Dans quel état il l’a laissé ? Oui… surtout ce dernier point, ça tu le sais, puisque c’est toi qui l’a trouvé n’est-ce pas ? »

La voix du démon retenti à nouveau, non loin de là où la chasseuse se trouvait. Cela l’informa non seulement sur le fait qu’il avait recouvré forme humaine, mais aussi sa position. Cependant, connaissant la nature vicieuse et perfide de la créature, Gaïa redoubla de prudence, continuant de s’avancer silencieusement. Les images du soir où elle avait découvert le corps de son père lui revinrent à l’esprit, violentes et impitoyables. La porte de leur chambre de motel entre-ouverte, alors qu’elle revenait, les bras chargés de victuailles. L’odeur âcre du sang en entrant dans celle ci. Le fluide carmin maculant les murs, le sol. Le désordre qui y régnait, témoignant d’une bagarre. Et enfin, le corps de Jérémiah. Littéralement crucifié sur le mur de la chambre. Son visage déformé par la douleur et son regard vidé de toute vie. Et encore le sang. Le sien. Oh oui elle savait dans quel état le coupable avait laissé son père. Et elle comptait bien lui faire la même chose. Appliquer la loi du Talion à la lettre.


« Mais ne sais-tu pas que je moque de t'apporter ces preuves ? »

Gaïa se crispa, serra les dents. Devant, elle distingua une forme adossée à une stèle. Liam Reynolds était là, à terre, blessé. Mais elle doutait fortement qu’il soit gravement touché. Il en fallait beaucoup plus qu’une simple balle pour un démon de son acabit. La jeune femme s’immobilisa donc, demeurant à une distance plus que respectueuse de sa cible, son arme toujours braquée sur elle.

« Tu t’en moques certainement, je n’en doute pas un seul instant. Mais pourtant, le choix va être simple. Soit tu sais effectivement quelque chose, et tu me dis qui a fait çà. Tu m’es alors d’une relative utilité et je te laisse la vie sauve… pour l’instant. Soit tu ne sais rien, ou bien c’est toi même le coupable. Dans un cas comme l’autre tu es un démon mort, car je te ferais la peau, je ne te laisserais plus un instant de relâche, de répit, je te traquerais à nouveau jusqu’à ce que tu rendes ton dernier souffle de ma main. »

Un rictus haineux se dessina sur le visage de la chasseuse, et une flamme inhabituelle se mit à luire dans ses prunelles sombres.

« Le choix est simple, à toi de voir. » acheva t elle d’une voix tranchante et glaciale.
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Jeu 27 Mar - 20:51
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Jeu 27 Mar - 20:51
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Jeu 27 Mar - 20:51

Il se mit à rire sous ces paroles, son regard étincelant sous le reflet chatoyant que lui offrait l’astre du ciel. La menace, si palpable, si réelle, si tangible, n’arrivait à lui redonner son sérieux devant le visible plaisir qu’elle prenait à redevenir ce qu’elle resterait à jamais, à ressentir cette puissance et ce contrôle qui sinuait dans ses veines, et ce, quelle que puisse être la promesse qu’elle avait faite à son père.

« Bravo à ce meurtrier impie pour m’avoir enfin rendu ma chasseuse, je craignais de l’avoir égarée au détour d’une ruelle. » murmura-t-il implicitement, mais suffisamment fort pour que la jeune femme puisse l’entendre.

Il n’était pas celui qui allait crier sur les toits avoir commis tel ou tel meurtre, mais les témoins parfois inévitables s’étaient chargés de faire courir certaines rumeurs à son sujet, confiant que l’horreur suivait souvent le dédales de ses pas parmi les chemins qu’il empruntait. Pourtant, on n’oserait lui attribuer seulement la moitié du sang qui s’étirait maladivement sur ses doigts, néanmoins invisible pour les ignorants. Intensément précis dans chacun de ses gestes, il se souvenait encore de la manière dont s’était déroulé la mort du père de la chasseuse, pauvre homme qui n’avait eu pour tord que de lui ouvrir la porte, tout en étant pourtant sur ses gardes, laissant le démon refermer distraitement le battant en s’enfonçant dans ce qui serait le théâtre involontaire mais attentif de ce qui allait s’y dérouler. L’image brumeuse de son crime lui revenait silencieusement dans un recoin de son âme monstrueuse, transpirante d’immoralité. Sa lame s’était finalement enfoncée sans la moindre douceur dans sa moelle épinière, le privant de l’usage de ses jambes, tandis que dans un même temps le précieux poignard lacérait les tendons de ses bras pour lui en faire perdre l’utilité. Il avait fait de sa proie une frêle poupée de chiffon qu’il avait retourné après qu’elle se soit écroulée, son buste heurtant rudement le sol.

Le démon avait alors pris son temps, observant la sourde blessure que l’homme lui avait faite sur sa peau, tranchant la chemise qui s’ouvrait à présent béante sur son torse. Mais ce n’était qu’une cicatrice de plus, sans la moindre importance… son dos portant déjà les séquelles d’une enfance tourmentée. L’un de ses doigts avait porté son propre sang à ses lèvres, s’imprégnant du goût suavement sucré de son être, avant de revenir s’accroupir à ses côtés les mains à présent gantées, lui montrant le liquide rubescent qui s’esquivait de son être tout en ralentissant peu à peu. « C’est loin d’être ton fort la délicatesse Brooks, tu aurais bien besoin d’une leçon de ce côté-là. » lui avait-il murmuré sourdement, un fielleux sourire étirant ses lèvres. Le faisant glisser sur le sol en le tirant pas les cheveux sans prendre garde aux insultes qu’il lui lançait, à présent incapable de réagir… dommage pour celui-ci qu’il n’ait jamais connu l’engeance du mal et les enseignements plus que précieux qu’il avait tiré d’un chasseur : comment penser, chasser, mais se battre également. Il avait d’ailleurs pris un immense plaisir à le détruire à petit feu… ce meurtrier. Mais pour en revenir à papa Brooks, il avait puisé dans les armes présentes sur les lieux, hissant l’homme par le cou, tandis que sa seconde main plantait un premier poignard dans le poignet de ce dernier, jouant de la même manière pour le second… sans prendre la peine de s’occuper de ses chevilles déjà végétatives.

Faisant ensuite sauter les boutons de sa chemise un à un, il avait laissé l’une de ses mains courir sur sa chair entachée de plusieurs combats passés, tandis que son visage s’inclinait négligemment sur le côté comme s’il réfléchissait à quelque chose. Sa lame avait finalement coupée par petits endroits le front du pauvre homme comme aurait pût le faire une couronne d’épines, avant de s’adonner à courir sur son buste sous de fines coupures infiniment douloureuses, le menant à perdre peu à peu son sang. Et lorsque l’instant final du supplice sembla se présenter sous l’heure qui tournait bien trop rapidement, Liam s’était simplement contenté de lui glisser de nouvelles paroles, le poignard perforant sous une lenteur morbide l’endroit du torse derrière lequel se trouvait son cœur. « Entends-tu le Diable ? Il se réjouit de ton arrivée prochaine… de mon offrande pour sa grandeur. Mais je vais te faire une faveur… je veillerai sur Gaïa comme si elle était ma propre sœur. » lui avait-il susurré perfidement, croisant la haine de son regard alors que la lame s’enfonçait sourdement, et qu’il la retire tout aussi subitement. Et sans plus un regard pour celui qu’il entendait étouffer dans son propre sang, le démon s’était esquivé, abandonnant les lieux au chaos et à la mort…


« Mais je sais, ne te trompe pas… le supplice de la croix, qu’elle idée ingénieuse, je la lui ai longuement jalousée, je dois bien l’avouer. » reprit-il alors que seulement quelques faibles secondes s’étaient écoulées depuis ces derniers mots. « Un nom donc… c’est ce que tu désires en échange de me laisser la vie ? » insista-t-il cependant.

Malgré tout, il ne fallait pas croire qu’il était fou, aussi fit-il sous l’écho volage de ses paroles, sauter l’arme des mains de la chasseuse, la laissant terminer aux pieds de son ennemi qui s’en empara d’un geste rapide, avant qu’il se redresse enfin sous une agilité qui laissait douter qu’il ait réellement été touché. La crosse contre sa paume il dirigea le canon sans doute possible dans sa direction, tout en haussant implicitement l’un de ses sourcils, lui signifiant clairement que si elle osait faire le moindre geste, il l’abattrait sans hésiter. Faible créature qui désirait une chose qu’il était le seul à pouvoir lui offrir.

« Je supporte mal les armes pointées sur moi tu sais… c’est ennuyant comme cela m’empêche de réfléchir avec cohérence, et c’est bien ce que tu voudrais, que je retrouve un nom pour toi ? » Mais la saveur d’un sourire se dessinait à présent sur la courbe lascive de ses lèvres. « Alors on va jouer à un jeu… une information contre une autre. Dis-moi ce que tu as ressenti en découvrant ton petit papa et je te donnerai son nom. »
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Ven 28 Mar - 13:42
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Ven 28 Mar - 13:42
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Ven 28 Mar - 13:42

    Gaïa se tenait fixement face à son ennemi de longue date, frémissante de rage et de colère contenue. Finalement dans cette bataille, il était parvenu à ses fins. Rescussiter la chasseuse qu’elle n’avait jamais totalement cessé d’être. Elle était née pour çà, avait çà dans son sang, dans ses gènes, et l’avoir délibérément occulté durant tous ces derniers mois n’avait servit à rien, l’atavisme était plus fort que la volonté de l’être, et voilà que désormais cette sensation, cet instinct familier refaisait surface de plus belle. Mais dans la psychologie torturée de la jeune femme, dans le cas présent ce n’était pas de la chasse, non, c’était de la vengeance. La vraie, celle ci qui vous fait oublier tout le reste, tous les à côtés, celle qui vous obnubile, qui vous obsède… son Opheliac

    « Bravo à ce meurtrier impie pour m’avoir enfin rendu ma chasseuse, je craignais de l’avoir égarée au détour d’une ruelle. »

    Gaïa dardait son regard sur Liam, sans ciller, fulminant intérieurement.

    « Ne te réjouis pas trop vite Reynolds… Ce n’est pas de la chasse, mais de la vengeance. La loi du Talion, tu connais ? »

    Mains crispées sur son arme, nerfs tendus à l’extrême, l’ancienne chasseuse n’avait plus qu’un seul letmotiv en tête : le nom du meurtrier de son père. Et le fait que ce nom doivent sortir de la bouche profane de Liam Reynolds la frustrait au plus haut point, se mêlant à un dégout profond. Ce dernier reprit la parole, déversant de nouveau son fiel, chaque mot qu’il prononçait se gravait comme au fer rouge dans l’esprit de la jeune femme, une image sanglante pour chaque parole s’imposant à sa vision.


    « Mais je sais, ne te trompe pas… le supplice de la croix, qu’elle idée ingénieuse, je la lui ai longuement jalousée, je dois bien l’avouer. Un nom donc… c’est ce que tu désires en échange de me laisser la vie ? »

    Son ton était tellement mielleux, dégoulinant de condescendance feinte, qu’une grimace haineuse se peignit sur les traits de Gaïa malgré elle. Mais elle n’eut le temps de répondre, que son arme s’arracha soudain de ses mains, muê par une volonté soudaine, et alle s’écraser devant Reynolds qui lui n’avait pas bougé d’un iota.

    « Foutue télékinésie de merde ! » cracha la chasseuse, sortant promptement dans la foulée son couteau de chasse. Piètre défense. Désormais, c’était Liam qui la tenait en joue, menacée par sa propre arme, quel comble ! Gaïa aurait voulu hurler de frustration. Si seulement elle avait eu tout son arsenal des chasses passées avec elle…. Elle ne serait pas dans cette pitoyable situation. Son couteau ne lui était d’aucune utilité dans le cas présent, et sa seule et unique arme disponible était retournée contre elle. « T’es qu’un putain d'enfoiré Reynolds. »

    « Je supporte mal les armes pointées sur moi tu sais… c’est ennuyant comme cela m’empêche de réfléchir avec cohérence, et c’est bien ce que tu voudrais, que je retrouve un nom pour toi ? Alors on va jouer à un jeu… une information contre une autre. Dis-moi ce que tu as ressenti en découvrant ton petit papa et je te donnerai son nom. »

    Comme elle aurait aimé lui botter le cul. Comme elle aurait apprécier déverser sa rage, sa haine sur ce corps, ce visage tant détesté. Son sourire était la pire des insultes. Et voilà maintenant qu’il la soumettait à un jeu vieux comme le monde… le jeu du chantage… Sans doute la pire des humiliations pour un être fier comme Gaïa Brooks.
    Le rouge monta aux joues de la jeune femme, et une lueur fiévreuse brillait dans ses prunelles désormais noires comme le charbon.


    « Ca te fait bander hein, de me tenir comme çà ? De me menacer avec mon arme, et de me manipuler, avec ce chantage à la con ?! »

    Gaïa serra des poings. D’une part, sa fierté lui interdisait de céder et d’entrer dans le jeu sordide de Liam. D’autre part, elle désirait ardemment connaître l’enflure qui avait tué son père, mais rien ne lui prouvait que le démon savait effectivement quelque chose. Les détails, il avait pu les apprendre de maintes façons.

    « …. Mais tu me déçois… te réduire à ce chantage, quelle bassesse… quel manque d’imagination ! Je me souvenais de toi plus inventif que cela…. » murmura t elle d’une voix cinglante et arrogante. Tout en le défiant du regard, elle se lança alors dans une folie. Elle s’approcha du démon, malgré la menace de l’arme dirigée contre elle. Arrivée près de lui, elle s’accroupit, et approcha son visage du sien.

    « Aller Liam… prouves moi que tu n’es pas si rouillé que çà… que tu es toujours aussi machiavélique qu’avant… » souffla t elle alors, le défiant dans toute la splendeur de sa folie.
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Ven 28 Mar - 20:52
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Ven 28 Mar - 20:52
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Ven 28 Mar - 20:52

Un enfoiré… cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas entendu ce mot doux se déposer sur les lèvres délicates de la chasseuse… disons à peu près cinq petites minutes pour être absolument exact. Elle devrait sans doute renouveler son stock d’insultes pour ne pas passer pour une incapable, mais il était évident que la situation n’était pas des plus agréables pour elle, le souvenir de son père planant au dessus de cette conversation des plus étranges entre eux deux. Tel un enfant capricieux, il jouait, se plaisait à tanguer sur le sable du je te le dirai… ou pas, le laissant se contenter d’arborer un fallacieux sourire plus que déplacé. Il constatait à quel point sa demande savait la mettre hors d’elle, l’humiliant sous ce rouge qui venait insidieusement orner la pâleur douceâtre de ses joues, mais ce furent ces paroles qui surent faire s’évader de ses lèvres un rire jouissif mais presque imperceptible tant il se révéla sourd.

Et il… la décevait ? Regrettable tout cela… infiniment. Laissant l’esprit du démon s’évader l’espace de quelques secondes vaporeuses et légères, avant qu’elle ne finisse par combler la distance qui les séparait, ses iris s’imprégnant avec âpreté de chacun de ses gestes, le canon de l’arme suivant avec lascivité la course de son corps. Elle revenait, en réclamait plus… toujours plus. Il faudrait pourtant savoir se méfier de ses choix parfois, d’autant plus lorsqu’elle se faufilait comme elle le faisait à cette seconde dans les méandres de cette détestable démence qui avait crucifié son père. Et puis, si elle savait la vérité, sans doute n’aurait-elle jamais réclamé plus, tant la matoiserie de cet instant suintait de tout son être… connaître le ressenti de celle qui était réellement visée sous son acte de torture, s’immiscer dans son esprit, dans la douleur qui avait alors été la sienne.

« Dire que je voulais te faire reprendre le métier en douceur… tu réclames plus ? Alors réfléchissons à quelque chose qui te ferait horreur charmante Gaïa. » lui murmura-t-il en laissant sa langue glisser sur ses lèvres comme s’il s’en léchait déjà les babines.

Si la sournoiserie n’avait de terre, il ne faisait aucun doute qu’elle trouverait asile dans son regard à cette seconde, qui s’imprégnait d’un reflet plus que malsain et déplaisant. Et dire que certain(e)s n’y voyaient qu’une gentillesse opiniâtre, cela en devenait presque trop risible de son propre point de vue, tant l'horreur se dessinait sous l'esquisse taciturne de ses pensées. Il était... un tout, un rien, celui dont la mort était éprise pour une raison trop mesquine pour être finalement avouée.

« Je pourrais toujours te demander d’écarter les cuisses… » proposa-t-il tandis que ses lèvres s’étiraient avec fourberie. « Mais ça ne serait pas digne de moi… c’est bien l’excuse que tu me donnerais pour ne pas avoir à me subir en ton sein ? »

Rejetez le Diable, et celui-ci plus arrogant reviendrait en compagnie d’une manigance plus déplaisante encore, plus douloureuse, plus sournoise, plus détestable. Elle aurait dût se contenter de son premier chantage avant de vouloir s’engager sur ce chemin serpentin qu’il commençait à lui laisser entrevoir sous l’insanité qui perlait suavement de ses lèvres. Car même s’il n’avait tout simplement jamais songé à partager sa couche, la simple idée de savoir ce que l’horreur d’apprendre un jour s’être offerte au meurtrier de son père avait de haïssable lui suffisait amplement. Et puis, elle avait beau être aussi plate qu’une limande, ses traits étaient loin d’être désagréables, cela ne serait donc pas une telle potence pour lui, contrairement à elle. Mais celle au prénom digne d’une mythologie blafarde devrait avoir mieux encore, ainsi, ne sous-estimons jamais le fils renié des enfers, nous pourrions nous en mordre les doigts.

« Mais rassure-toi tu n’auras pas cette chance, je te promets bien pire. » ajouta-t-il suavement sans permettre au silence d’interrompre la continuité de ses paroles précédentes. « Tu aimes jouer ? Enfin peu importe, tu n’as plus ton mot à dire puisque j’exauce déjà l’une de tes demandes. Une bonne réponse égale un fromage. Alors petite souris, je te souhaite bien du courage, car si tu échoues à une épreuve, la case départ t’attend. Han, han, han, et surtout n’essaies pas de me tuer ou tu ne sauras jamais la vérité. » termina-t-il d'une manière plus enfantine, comme s’il expliquait à une simple camarade de jeux les règles de celui qu’ils allaient entamer ensemble.

Elle vivrait son propre chemin de croix… sa propre douleur comme le Christ l’avait fait selon les évangiles. Néanmoins, elle n’y sauverait pas l’humanité, oh non, car ce serait tel un petit papillon qu’il observerait se débattre sur la toile qu’il tisserait à son attention. N’était-ce pas adorable ? Mais la repoussant d’un geste prompt, il intima quelques pas d’une distance presque trop vivace pour paraître anodine, l’arme toujours dirigée dans sa direction, sans qu’il n’ajoute la moindre chose, le laissant préférer attendre ses interrogations à ce sujet. La lune serait leur plateau... chaque écart entre les phases, le temps pour elle de découvrir dans quel lieu la prochaine épreuve l'attendrait.
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Gaïa Brooks
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Lun 31 Mar - 12:24
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Lun 31 Mar - 12:24
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Lun 31 Mar - 12:24

    Gaïa était si proche de Liam que la noirceur de son âme, de son être en étaient presque palpable. Elle avait la désagréable sensation d’être prisonnière d’une bulle, une bulle malsaine, un engrenage de folie et de douleur sans fin, un labyrinthe de souffrances, mais elle ne pouvait s’en détacher, attirée comme un aimant. Elle savait qu’elle allait glisser dans les méandres de la folie de Reynolds, qu’il allait l’entrainer dans un jeu tortueux et vicieux, elle savait qu’elle aurait se débattre, se défendre, ou s’éloigner au plus vite de ce démon, mais non, son corps refusait d’obéir à son esprit, comme si ses pieds étaient de plomb, elle demeurait là, immobile, à attendre des paroles perfides, et une règle du jeu qui promettait d’être aussi démentielle et diabolique que son inventeur. La chasseuse en oubliait presque de respirer, ne pouvant détacher son regard de Reynolds, son esprit catatonisé. L’horreur de la situation à venir se profilait à peine, comme une ombre encore floue et ténue. Mais Gaïa savait que quoi que ce fut, elle ne pouvait faire machine arrière, l’engrenage s’était enclenché, c’était trop tard. Elle devrait jouer le jeu jusqu’au bout. Peu importe les conséquences. Peu importe la fin annoncée.

    « Je pourrais toujours te demander d’écarter les cuisses… Mais ça ne serait pas digne de moi… c’est bien l’excuse que tu me donnerais pour ne pas avoir à me subir en ton sein ? »

    A cette évocation, à l’image de leur deux corps entrelacés qui s’imposa à l’esprit de la jeune femme, son estomac se tordit de façon douloureuse, face à l’ampleur de la répulsion qu’elle ressentait. Cent fois, mille fois, elle préfèrerait mourir plutôt que de subir les ardeurs de Liam Reynolds. Mais de toute évidence, ce n’était pas le sort qu’il lui réservait, il avait bien plus sordide ou vicieux encore dans son esprit tordu.

    « Mais rassure-toi tu n’auras pas cette chance, je te promets bien pire. Tu aimes jouer ? Enfin peu importe, tu n’as plus ton mot à dire puisque j’exauce déjà l’une de tes demandes. Une bonne réponse égale un fromage. Alors petite souris, je te souhaite bien du courage, car si tu échoues à une épreuve, la case départ t’attend. Han, han, han, et surtout n’essaies pas de me tuer ou tu ne sauras jamais la vérité. »

    Voilà, on y était. Les desseins du démon commençaient à se profiler doucement, lentement mais surement. Malgré tout, Gaïa ne put se défendre contre un relatif soulagement. Elle préférait largement un affrontement chasseur / démon, que le pitoyable tableau vieux comme le monde de la domination du mâle par l’asservissement du corps. Liam la repoussa alors, et la distance, même légère qui les sépara alors eut pour effet de rompre l’effet « bulle » dans lequel elle fut emprise durant toutes ces dernières minutes qui paraissaient interminables.

    « Alors… quel jeu vicelard me réserves tu Reynolds ? Quelle sera cette première épreuve ? Aurais un labyrinthe à parcourir pour affronter le minotaure en fin de course ? »

    La chasseuse parvenait à conserver son aplomb et une apparente assurance, malgré les doigts glacés de la peur qui commençaient à se frayer un passage sur son corps sur sa peau, jusque dans le tréfonds de ses entrailles, laissant un frisson lui parcourir l’échine en attente d’une réponse, d’un indice. La partie allait commencer, mais elle était la souris et Reynolds le chat. Et si Gaïa avait tout a gagner, elle avait beaucoup à perdre également. Son courage apparent flirtait dangereusement avec la folie suicidaire dans le cas présent.
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Liam Reynolds
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MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Mer 2 Avr - 22:51
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds] Mer 2 Avr - 22:51
MessageSujet: Re: Planet Hell [Liam Reynolds]   Mer 2 Avr - 22:51

Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot


Son frêle soupire invisible lui parvint, le laissant incliner son visage sur le côté sous un petit sourire méprisant, comprenant qu’elle préférait sa seconde proposition à sa première… une erreur sans doute. Car la si pauvre petite fille à son père qui ne supporterait d’offrir ne serait-ce que l’ombre d’une allégeance aux ténèbres, allait pourtant se dévouer corps et âme dans le labyrinthe infamant du Diable et de sa catin d’Eve. Il en faisait le saint serment, celui que l’on glisse entre des draps de soie lorsqu’il n’y a plus que de la sueur brûlante, et l’odeur éreintante d’une sexualité sanglante… Tout plutôt que toi paraissait lui confier son souffle éperdu. Mais si l’asservissement physique possédait quelque chose de douloureusement perfide, tout aussi insipide que les affres s’écoulant de lèvres mourantes ; ce qui se tissait sous une lenteur néfaste dans la noirceur de son âme valait mille fois la supplique de la mort, et la lune jouant des voiles de la nuit ne pouvait que gémir sous l’attente impitoyable que le démon laissait courir avant qu’il ne finisse par la lui livrer, Elle.

Prête moi ta lume
Pour écrire un mot


Et devant l’ironie parfaite de son timbre, l’envoyé des ténèbres se permit de rire, bien trop sombrement cependant pour laisser espérer que ce qu’il prévoyait relevait d’un conte de fée oublié de tous, d’une petite comptine. Ou s’il l’était, il ne fallait pas espérer que la fin en soit vaporeusement agréable et changeante, ou la déception s’emparerait de vos âmes crédules et bien trop innocentes. Partisan du jeu et de l’attente, l’être sournois qu’il était laissa l’un de ses doigts tapoter la détente de l’arme qui visait toujours la chasseuse, car il aurait été si simple de la faire passer de vie à trépas à cette seconde, et la tentation s’avérait plus grande qu’il n’y paraissait. Néanmoins, l’amusement disparaîtrait dans un même instant, ce qu’il ne désirait en aucune manière.

Ma chandelle est morte
Je n'ai plus de feu


La première énigme se désignait sous le chant sirupeux que les ombres des cieux murmuraient à la donzelle dissimulant sa fine rondeur sous l’insécurité noircie des ténèbres environnantes. On pouvait les entendre, fredonnant cette mélodie qui paraissait n’avoir aucun lien avec l’épreuve qu’il comptait lui laisser surmonter, mais ni ce soir, ni cette nuit, car les mots devraient seulement lui indiquer l’instant et le lieu qui seraient alors sien, son univers, son monde, sa prison, sa torture l’espace de quelques heures qui lui offrirait un nouvel espoir, ou la douleur sournoise d’avoir échoué. La première ne serait pas si difficile, il fallait qu’elle puisse avancer un tant soit peu après tout.

« Le minotaure ? En voici une bonne idée… qui malheureusement ne pourra pas voir le jour. Il est mort il me semble. » expliqua-t-il alors qu’il savait bien cela complètement hors contexte et parfaitement inutile. « Mais tu m’as l’air bien pressée de connaître ton futur dilemme… »

Un murmure, une nouvelle confession qui s’éternisait entre les bras du Christ crucifié, le laissant poursuivre ses dérives comme pour retarder la seconde, l’instant qui lui permettrait de réfléchir. Mais il ne laissait de temps entre chacune de ses paroles, comme pour lui éviter de répondre alors qu’il n’était pas dupe, pouvant presque ressentir la tension qui devrait inciter son corps à frémir à chaque instant dans l’espoir de pouvoir enfin découvrir la vérité sur la disparition de son père.

« Néanmoins tu découvriras ce qui se dressera devant toi le moment venu… je prierai pour ta réussite. » ajouta-t-il tel l’être perfide qu’il persistait à paraître. « En attendant, il faudra que tu démontres que tu es intelligente… ce que je vais te dire sera ton seul indice pour parvenir à la première épreuve : Au clair de la lune, On n'y voit qu'un peu, On chercha la lume, On chercha du feu. Par un ciel corbeau, Où les flammes tremblèrent, Sera mon cadeau, Dans ces ruines funèbres. »

Il venait de chantonner ces paroles, accordant ces mots aux rythmes du début de la mélopée enfantine. Si la lune invisible des nuits où elle semble disparaître pour l’éternité, jouant de sa nouvelle minceur totale, était compréhensible, glissant qu’une source de lumière ne lui serait pas de trop pour troubler les profondeurs abyssiniennes d’une nuit sans lune ; trouverait-elle le lieu dont il voulait parler ? Mais sans s’inquiéter de ce léger détail, ses lèvres ne cessant d’arborer son pernicieux sourire, il commençait à reculer, à s’éloigner d’elle tout en laissant la pointe de l’arme continuer à se diriger vers elle.

« Je te souhaite bonne chance Gaïa… le Diable comptera tes points, rassure-toi. »

Ce furent les derniers mots qui s’évadèrent de ses lèvres humaines, avant que dans un majestueux balais d’ombres son regard ne prenne la couleur d’une flamme perçante, redevenant le canin qui ne laissa plus trace de sa personne. Désertant les lieux sous une course rapide sous le voile fin du brouillard qui s’étirait paresseusement parmi les tombes, annonçant l’heure du crime. L’arme… le magicien l’avait emportée, fin trophée de cet échange des plus étranges, le laissant redevenir le maître du jeu. Mais il était parti…

En cherchant d'la sorte
Je n'sais c'qu'on trouva
Mais j'sais que la porte
Sur eux se ferma.
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Planet Hell [Liam Reynolds]

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